Quatre femmes incarcérées à l’établissement de détention provincial, la Maison Tanguay, ainsi qu’un artiste musicien/ingénieur de son, Andrew Harder, ont étroitement travaillé plus de 15 heures à la réalisation d’une œuvre audio collective. Les femmes ont, durant 2 semaines, compilé individuellement une multitude de sons qui les entourent et ponctuent leur quotidien « entre les murs ». Les participantes ont employé différentes méthodes dans leur « chasse » aux sons. Certaines ont laissé rouler l’appareil librement pour ensuite identifier tous les sons enregistrés, d’autres ont cherché la collaboration de leurs co-détenues pour construire des mises en scène de situations vécues en prison. Mais elles ont toutes travaillé avec un objectif commun : communiquer au public l’inhumanité de la prison.