In 1813, Elizabeth Fry made her first visits to prison. She has been a forerunner in defending the rights and interests of women in England prisons.

For the 40 last years, the team of the Elizabeth Fry Society of Quebec has been following in the footsteps of Elizabeth Fry with passion and conviction.

Our 2018 fundraising campaign is dedicated to the advocacy services that the Elizabeth Fry Society of Quebec provides to women in Quebec.

To support and encourage this mission, you can contribute our 2018 fundraising campaign by clicking here.

We warmly thank all donors for their support.

The Elizabeth Fry Society of Quebec is looking for a night support counsellor on weekends (Friday, Saturday, Sunday) at the Thérèse-Cagrain Halfway House.

Click here to open the position description. We are sorry that this post is available in French only.

This year’s Women Inmates’ Award was presented at the closing ceremony of the Montreal International Documentary Film Festival (RIDM) by a member of the Jury and a representative of the Elizabeth Fry Society of Quebec. The Jury rewarded a magnificent documentary, praising the film with the following words: “For offering us a window on “the other” through an original staging, for giving us access to the reality of these young people who have engaged in the process with honesty and without restraint, and because this work is not only touching, but also necessary, we reward the film Bagages, directed by Mélissa Lefebvre and Paul Tom. » © RIDM photos 2017, Nasuna.

This posting is available in French only.

Poste : Intervenant(e) communautaire en poste régulier à temps partiel
Programme : Surveillance communautaire en Outaouais

Description du programme

Le programme de surveillance communautaire a vu le jour en 1998 pour permettre aux organismes communautaires d’assurer la surveillance et le suivi des femmes sous juridiction provinciale, en communauté. Les bénéficiaires du programme sont soumises à un des statuts légaux suivants : sursis d’emprisonnement, libération conditionnelle ou probation. Les intervenantes de ce service supervisent des femmes selon les exigences requises à leur ordonnance. Elles doivent veiller à ce que les femmes respectent les conditions légales, en plus de leur offrir conseils, soutien et assistance dans leur milieu.

Tâches

  • Effectuer des rencontres individuelles sous forme d’entrevues avec 25 femmes (50% de la charge de travail) ;
  • Rédiger des notes officielles au sujet de rencontres et des rapports réguliers sur l’évolution des femmes suivies (50% de la charge de travail) ;
  • Effectuer des visites à domicile et dans de plus rares cas, faire des rencontres en détention et comparaître à la Cour ;
  • Faire de la compilation de données statistiques ;
  • Entretenir des rapports avec les partenaires correctionnels et communautaires, notamment les agents de probation.

Exigences du poste

Expérience académique et professionnelle 

  • Diplôme universitaire de 1er cycle dans une discipline pertinente au poste ;
  • Expérience professionnelle minimale de 1 an en intervention ;
  • Très bonnes habiletés de rédaction en français ;
  • Intérêt et compétences en relation d’aide ;
  • Intérêt prononcé pour les enjeux communautaires et sociaux en lien avec la réintégration sociale des femmes judiciarisées et marginalisées ;
  • Avoir la capacité de, à la fois, appliquer des mesures coercitives et travailler en relation d’aide ;
  • Excellent sens de l’organisation afin de gérer un important volume de travail ;
  • Avoir un sens des responsabilités, être polyvalent(e) ;
  • Connaissances liées à la problématique des femmes en justice pénale, de la santé mentale et des différentes formes de dépendance ;
  • Connaissance du fonctionnement des Services correctionnels du Québec, un atout ;
  • Bonne connaissance des ressources communautaires, un atout.
  • Bonne connaissance informatique : Windows, Microsoft Office et différents navigateurs Internet. Apprendre et s’adapter à des systèmes de gestion et des bases de données spécifiques au poste ;
  • Valeurs personnelles qui sont proches de la mission de l’organisation ;
  • Capacité d’adaptation ;
  • Faire preuve de bon jugement et de cohérence dans son processus décisionnel ;
  • Personnalité chaleureuse et empathique ;
  • Capacité de gestion des conflits et des situations de crise.

Travail d’équipe 

  • Aimer le travail d’équipe et posséder de bonnes habiletés de communication interpersonnelle ;
  • Démontrer une attitude de collaboration, avoir la capacité de demander de l’aide et de recevoir des commentaires constructifs ;
  • Intérêt pour des événements sociaux internes ;

Autre 

  • Excellent français parlé et écrit, anglais parlé ;
  • Permis de conduire obligatoire. Posséder une voiture ou un abonnement de partage de véhicules, du type Communauto.

Condition de travail

  • Poste régulier à temps partiel, 3 jours/semaine ;
  • Horaire de jour, soirs au besoin ;
  • Entrée en fonction le 18 septembre 2017 ;
  • Salaire selon l’échelon correspondant de la convention collective.

Veuillez envoyer votre lettre de motivation et votre CV au plus tard le 31 août 2017 à l’adresse suivante : admin@elizabethfry.qc.ca. Notez que seules les personnes retenues pour une entrevue seront contactées.

This posting is available in French only.

Poste : Intervenant(e) communautaire en affectation temporaire
Programme : Surveillance communautaire

Tâches
  • Effectuer des rencontres individuelles sous forme d’entrevues avec une soixantaine de femmes (50% de la charge de travail) ;
  • Rédiger des notes officielles au sujet de rencontres et des rapports réguliers sur l’évolution des femmes suivies (50% de la charge de travail) ;
  • Effectuer des visites à domicile et dans de plus rares cas, faire des rencontres en détention et comparaître à la Cour ;
  • Faire de la compilation de données statistiques ;
  • Entretenir des rapports avec les partenaires correctionnels et communautaires, notamment les agents de probation.
Exigences du poste

Expérience académique et professionnelle 

  • Diplôme universitaire de 1er cycle dans une discipline pertinente au poste ;
  • Expérience professionnelle minimale de 1 an en intervention ;
  • Très bonnes habiletés de rédaction en français ;
  • Intérêt et compétences en relation d’aide ;
  • Intérêt prononcé pour les enjeux communautaires et sociaux en lien avec la réintégration sociale des femmes judiciarisées et marginalisées ;
  • Avoir la capacité de, à la fois, appliquer des mesures coercitives et travailler en relation d’aide ;
  • Excellent sens de l’organisation afin de gérer un important volume de travail ;
  • Avoir un sens des responsabilités, être polyvalent(e) ;
  • Connaissances liées à la problématique des femmes en justice pénale, de la santé mentale et des différentes formes de dépendance ;
  • Connaissance du fonctionnement des Services correctionnels du Québec, un atout ;
  • Bonne connaissance des ressources communautaires, un atout.
  • Bonne connaissance informatique : Windows, Microsoft Office et différents navigateurs Internet. Apprendre et s’adapter à des systèmes de gestion et des bases de données spécifiques au poste ;
  • Valeurs personnelles qui sont proches de la mission de l’organisation ;
  • Capacité d’adaptation ;
  • Faire preuve de bon jugement et de cohérence dans son processus décisionnel ;
  • Personnalité chaleureuse et empathique ;
  • Capacité de gestion des conflits et des situations de crise.

Travail d’équipe 

  • Aimer le travail d’équipe et posséder de bonnes habiletés de communication interpersonnelle ;
  • Démontrer une attitude de collaboration, avoir la capacité de demander de l’aide et de recevoir des commentaires constructifs ;
  • Intérêt pour des événements sociaux internes ;

Autre 

  • Bilinguisme : excellent français parlé et écrit, bonne maitrise de l’anglais parlé ;
  • Permis de conduire obligatoire. Posséder une voiture ou un abonnement de partage de véhicules, du type Communauto.
Condition de travail
  • Poste à temps plein, 35 heures par semaine du lundi au vendredi ;
  • Horaire de jour, soirs au besoin ;
  • Affectation temporaire, entre 6 mois et 1 an ;
  • Entrée en fonction autour de la fin du mois de juillet 2017 ;
  • Salaire selon l’échelon correspondant de la convention collective, avec prime de bilinguisme.

Veuillez envoyer votre lettre de motivation et votre CV au plus tard le 14 juillet 2017 à l’adresse suivante : admin@elizabethfry.qc.ca . Notez que seules les personnes retenues pour une entrevue seront contactées.

To download the report please click here. Note that the document is in French only.

Please note that our programs are offered in French. However, the written material is available in English. 


Here are the new dates for the Anger Management and Autonomous and Free programs.
Anger Management:

– From November 3 to December 15, 2016. Thursdays from 6 to 9 pm;
– From February 2 to March 16, 2017 from 1 to 4 pm;
– Week of May 1 to week of June 15, 2017 in the evenings. The exact day of the week will be confirmed.

Autonomous and Free:

– From December 6, 2016 to January 31, 2017. Tuesdays from 6 to 9 pm;
– Week of March 6 to week of April 28, 2017. Schedule to be confirmed;
– Week of May 8 to week of June 30, 2017. Schedule to be confirmed.

This year, your donation will be directly attributed to the opening of our new halfway house in Outaouais! We have been working on the development of this center for several years, driven by the desire to better serve women who come from this region. We are collaborating with many partners to adapt to this former home for women victims of violence. Our Outaouais team is working hard to make these 12 new beds available to women who will be released from prison in 2017-2018.

On behalf of the Board of Directors, staff, volunteers and the women we serve, we would like to thank you for the interest you have shown in our organization.

The Canadian Association of the Société Elizabeth Fry launched a petition to the House of Commons to denounce the recourse to solitary confinement and to encourage the government to take the necessary corrective measures concerning the autochtones women and also for those who experience mental health problems. Sign the petition here. We invite you to circulate this petition.


							

Thursdays, from May 5 to June 16, 2016 – from 6 to 9 pm.

Thursdays, from August 18 to September 29, 2016 – from 6 to 9 pm.

Thursdays, from November 3rd to December 15, 2016 – from 6 to 9 pm.


The Elizabeth Fry Society of Quebec offers a free Anger Management program for women in conflict with the law. Whether you have a court order or that you are interested in a voluntary personal growth process, join one of our groups.

Please verify your eligibility to the program by contacting Solange Lecot, the program officer.

For more details about the program, visit the web page of our services in the community: http://www.elizabethfry.qc.ca/en/services-in-the-community/

Please note that places are limited.

Program Officer: Solange Lecot
Phone : 514.489.2116 , ext. 235
E-mail

Since 2011, the Inmates Jury gathers five women incarcerated at Joliette Institution within a rigorous process of film viewing and film critique.  This year, Johanne, Krystal, Madeleine, Marie-Josée and Yanie have watched nine films from the official competition, screened during the Rencontres internationales du documentaire de Montréal – one of the most prestigious documentary film festivals in North America.

For the third consecutive year, none of the women have obtained permission in order to present the award at the festival’s closing ceremony. Thus, the Elizabeth Fry team was invited to share with the audience the following text, previously prepared by members of the Jury:

“For the fluidity and the richness of its narrative that combines tradition and modernity. For the enlightening way it looks at different realities and the hope it has given us. For the numerous and sincere emotions it has awaken in us.  The Jury unanimously hands out this award to THE ROOTS REMAIN by Jean-Sébastien Francoeur and Andrew Marchand-Boddy.”

To watch the trailer of the film, click here.

The Elizabeth Fry Society of Quebec offers a free Anger Management program for women in conflict with the law. Whether you have a court order or that you are interested in a voluntary personal growth process, join one of our groups.

For more details about the program, visit the web page of our services in the community: http://www.elizabethfry.qc.ca/en/services-in-the-community/

For the February-March group, contact us before January 21, 2016.
For the May-June group, contact us before April 15, 2016.

Hurry, places are limited!

Program Officer: Solange Lecot
Phone : 514.489.2116 , ext. 235
E-mail

Ruth Gagnon, a graduate of honor at the School of Criminology

A Criminology Bachelor graduate in 1980 and CEO of the Elizabeth Fry Society of Quebec, Ruth Gagnon has dedicated her professional life to criminalized people, offering crime prevention and social reintegration services. In the beginning of her career, she was the Clinical Director of the Thérèse-Casgrain Halfway House, the first of its kind in Quebec. Located in the Notre-Dame-de-Grâce neighbourhood, it hosts each year around one hundred women engaged in a reintegration process.

During her thirty-five years of career, she has intervened with adolescents and adults, accompanying and supporting them throughout their reintegration process. Ms. Ruth Gagnon is recognized for her excellent judgment and compassion; two qualities highly appreciated by her main counterparts in the criminal justice system and her community partners.

Honoured at the graduation ceremony of the Faculty of Arts and Sciences – Monday, October 26, 2015.

Exhibition at the Maison de la culture Notre-Dame-de-Grâce
From September 18 to November 8, 2015
Opening night: Thursday September 17, from 5 to 7 pm
(3755 Botrel Street, Montreal, QC H4A 3G8)

How can we build our identity in a society that keeps judging us based on acts from the past? The collective Art Entr’Elles – born from a collaboration between criminalized women involved in a social reintegration process and professional artists – in presenting a serie of eleven audio-photographic portraits that address the theme of identity. Every artwork is the expression of a sensation, experienced by the creators at a particular moment of their lives, and perceived as a trigger of change. The image, the voice, the expressions and the words of these women are hints about who they are, beyond appearances and stereotypes.

A creative collaboration of
Marie-Eve
Jill Samborsky
Chadlyn
Jacynthe
Alex
Sylvie Verville
Karolane
Sacha
Catherine
Geneviève Fortin
Suzie Hunt
Sandra Lachance, photographer
Sarah Lalonde, author

For more information, e-mail us!

Former resident of the Thérèse-Casgrain Halfway House, visual artist et the AGIR / ART OF WOMEN IN PRISON exhibition , coordinator of the Art Entr’Elles collective , community worker at Continuité famille auprès des détenues (CFAD), Geneviève Fortin has been around the Société Elizabeth Fry du Québec for several years. Now employed at Cactus Montreal, she recently published her first book of which a significant part is dedicated to the community arts – a trigger of personal and social change.

The book was written with the collaboration of Martin Forgues and published by Parfum d’encre.

You can follow Geneviève on Facebook. To purchase her book click here.

Geneviève dans les médias
Mitsou Gélinas
24 | 60 minutes / RDI
Rima Elkouri / La Presse
Pénélope McQuade / Radio-Canada
Medium large / Radio-Canada
Silvia Galipeau / La Presse
On prend toujours un train / Radio-Canada

Motivated by the desire to leave a legacy for women whose lives were punctuated with difficulties and sufferings, Sister Marguerite Rivard participated in the realization of a short video addressing the issue of emotional autonomy. This project was made possible thanks to Geneviève Fortin, coordinator of Art Entr’Elles, Melissa Morris, visual artist and Nancy, a woman incarcerated at Maison Tanguay.

In order to protect the image of Nancy, we share with you the sound track of this video (available in Franch only). Enjoy!

 

Click here to discover Sister Marguerite Rivard by watching a short webdocumentary capsule about this generous and devoted woman.

VideoSrMargueriteWEB

Collaboration with researchers and a research assistant of the University of Montreal has allowed us to make an assessment of the service we offer to women accused of economic crimes (The EVE Program). The research team consisted of Éloïse Meunier, a graduate student in criminology, Jo- Anne Wemmers, PhD, and Estibaliz Jimenez, PhD (2013). Although the EVE Program is appreciated by all parties involved in the legal process of the accused women, prosecutors, defense lawyers, Court officials, women themselves and their families, and has demonstrated positive results, it has been suffering of a lack of funding for several years. We hope that the concrete results of this evaluation will contribute in convincing our public donors of the great value of this service.

The Evaluation Report is available here (in French only).

To read the article published in Criminologie, vol. 46, n° 1, 2013, p. 269-287, click here (in French only).

ABSTRACT • Crimes that are committed by women are typically economic or commercial crimes. Community-based sanctions can offer an alternative to the criminal justice system and more traditional sanctions. In this article we present the findings from an evaluation of the “Entraide Vol à l’Étalage” (EVE) program, in Quebec. This program is offered prior to sentencing to women accused of shoplifting and other economic crimes. It is a learning program, which aims to educate and assist the women in order to prevent re-offending. The results show that women who participate in the program receive lighter sentences and are less likely to re-offend than a group of women who committed similar offences but did not participate in the program.

The Elizabeth Fry Society of Quebec team was invited to the RIDM closing ceremony to announce, for the fourth consecutive year, the Women Inmate’s Award. The Jury was formed of five women detained at the Joliette Federal Institution. In 2011, the Women Inmates’ Award was given to the movie Bouton by Res Balzli. In 2012, to 5 Broken Cameras by Emad Burnat and Guy Davidi and in 2013 to the movie Expedition to the End of the World by Daniel Dencik.

Unfortunately, none of the members were permitted to join the event and represent the Jury. So it’s with a little bit of sadness, but great enthusiasm, that we shared their words with the audience:

Because the director succeeded in fully immersing us into the story,

Because the film kept us on the edges of our seats, right to the end,

For raising intimate questions that opened our eyes on realities and values so different from ours:

 The award goes to Examen d’État by Dieudo Hamadi.

 

 

Follow Art Entr’Elles on Facebook !

Next summer, Art Entr’Elles will be starting its 6th project: Décliner votre identité (Unfold Your Identity).

The project proposes to a group of criminalized women and professional artists to speak out and claim their identity through a creative process implying the use of photography, writing, and sound. Participative art workshops will lead to individual or collective audio-portraits. The project will be then presented during an exhibition of all the work.

These workshops are the first step of a larger multimedia project that will build up during the next two years. The audio-portraits will be part of a web mapping process, illustrating women’s social reintegration on an interactive web site. This 2.0 art platform will become a tribune for women’s messages, an exchange of information and experiences shared among the participants and the general public.

This project has been made possible thanks to the partnership between Art Entr’Elles and Projet Ose, and the financial contributions of the Béati Foundation, la Caisse d’économie solidaire Desjardins, la Ville de Montréal et le Ministère de la Culture et des Communications du Québec.

For more info, visit the Art Entr’Elles page.

Following the closing of Engrenage Noir / LEVIER, Art Entr’Elles has been looking for a new organization and partner for its community art projects. Today, the collective works closely with the organization Projet Ose. To learn more about their mission and activities, visit their website!

 

Bill C-10 is announcing longer imprisonment sentences, little flexibility for judges to find alternatives to incarceration when applicable, imprisonment environments that are more restrictive, less accessible pardon, and a justice system for teenage offenders that is less and less focused toward recovery and social reintegration.

For more information, we invite you to read a report written by UQAM students and presented to the Association des services de réhabilitation sociale du Québec (ASRSQ) in October 2011. This report is available in French only.

This report is available in French only.
To download the report, please click here.

We are sorry, but this post is available in French only!

Projet de loi omnibus C-10

Loi sur la sécurité des rues et des communautés

Le gouvernement du Canada a déposé à la Chambre des communes, le 20 septembre 2011, son projet de loi omnibus, qui comprend 9 projets de loi présentés lors de la dernière session du Parlement. Ce projet de loi s’intitule Loi sur la sécurité des rues et des communautés. L’Association des services de réhabilitation sociale du Québec, comme plusieurs autres groupes, dont la Société John Howard du Canada et l’Association canadienne des Sociétés Elizabeth Fry, s’oppose vivement à l’adoption d’un tel projet de loi et encourage ses membres, leurs administrateurs, dirigeants, employés et bénévoles, à se joindre à elle pour faire connaître à nos dirigeants politiques notre opposition. Le projet de loi C-10 est à l’étape de l’étude en Comité parlementaire avant de passer en troisième et dernière lecture à la Chambre des communes. Il est donc URGENT d’agir pour faire connaître notre point de vue. Pour vous faciliter la tâche, nous avons préparé un modèle de cartes postales que vous pourrez utiliser, si vous le désirez, et vous remarquerez que tout envoi postal à un député n’exige pas de timbre, lorsqu’adressé à son bureau de la Chambre des communes.

Si vous préférez, nous pouvons vous en poster un certain nombre, sinon vous pouvez reproduire vous-même la « carte postale » sur du papier ordinaire à photocopie.

Voici, en résumé et de façon non exhaustive, ce que contient le projet de loi C-10 (vous pouvez le consulter sur Internet en cliquant ici)

1. Amendements au Code criminel pour mieux protéger les enfants et les adolescents contre les prédateurs sexuels :

  • nouvelles peines minimales obligatoires et élimination de peines avec sursis dans certains cas alourdissement de peines minimales obligatoires pour 9 infractions
  • accroissement des peines maximales d’emprisonnement pour 4 infractions

2. Alourdissement des peines sanctionnant les infractions graves liées aux drogues

  • peines minimales obligatoires dans certains cas
  • accroissement de la peine maximale en cas de production de certaines drogues (dont la marijuana) de 7 à 14 ans

3. Amendement à la Loi sur le système de justice pour adolescents

  • faire valoir la protection de la société comme principe fondamental de la loi
  • renforcer les peines imposées et réduire les entraves à la mise en détention des jeunes contrevenants violents et récidivistes exiger du ministère public qu’il envisage des peines applicables aux adultes dans certains cas
  • exiger des tribunaux qu’ils envisagent de lever l’interdit de publication des noms des jeunes contrevenants dans certains cas

4. Abolition des peines avec sursis en cas de certains crimes

  • exclut du sursis toutes les infractions dont la peine maximale prévue est 14 ans ou l’emprisonnement à perpétuité exclut les infractions punissables par voie de mise en accusation dont la peine maximale prévue est de 10 ans où il y a lésions corporelles, importation/exportation, trafic ou production de drogues ou usage d’armes
  • exclut les infractions suivantes punissables par voie de mise en accusation dont la peine maximale est de 10 ans : évasion ou tentative d’évasion de prison, vol de véhicule automobile, harcèlement criminel, agression sexuelle, enlèvement et séquestration, traite de personne pour un avantage matériel, enlèvement d’une personne de moins de 14 ans, vol de plus de 5 000 $, introduction par effraction dans un dessein criminel, présence illégale dans une maison d’habitation et incendie criminel avec intention frauduleuse.

5. Amendements à la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition

  • consacrer la participation des victimes aux audiences de la CLCC et tenir ces mêmes victimes au fait du comportement et du traitement des délinquants (par ex. : des infractions disciplinaires, les transfèrements et le nom de l’établissement, etc.)
  • « faire répondre davantage les délinquants de leurs actes en modernisant les sanctions disciplinaires et en ajoutant l’obligation devant la loi de dresser pour chaque délinquant un plan correctionnel énonçant des attentes en matière de comportement, des objectifs de participation à des programmes et des obligations à respecter en matière de dédommagement des victimes ou d’aide alimentaire aux enfants »

6. Abolition de la notion de pardon et modifications majeures aux règles d’admissibilité

  • remplace le terme « pardon » ou « réhabilitation » dans la version en français par la notion de « suspension du casier judiciaire »prolonge de  3  à  5 ans le délai d’admissibilité pour les infractions punissables par déclaration sommaire de culpabilité et de  5  à  10  ans pour les infractions punissables par voie de mise en accusation
  • refuse l’admissibilité à la suspension du casier judiciaire pour certaines personnes : celles reconnues coupables d’une infraction d’ordre sexuel à l’égard d’un enfant, de plus de 3 infractions dont chacune a fait l’objet d’un acte d’accusation, ou d’une infraction d’ordre militaire dont la peine maximale est l’emprisonnement à perpétuité, et pour lesquelles ces personnes ont été condamnées à une peine d’emprisonnement de 2 ans ou plus.

7. Amendements à la Loi internationale sur le transfèrement des délinquants

  • pouvoirs accrus donnés au ministre de la Sécurité publique de refuser des transfèrements de détenus au Canada en provenance d’autres pays et selon des critères précis

8. Adoption d’une Loi sur la justice pour les victimes d’actes de terrorisme

  • permettre aux victimes de demander réparation des pertes ou dommages causés par les actes de terrorisme

9. Amendements à la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés

IMPACTS PRÉVISIBLES DE CE PROJET DE LOI  

  • Augmentation importante de la population carcérale dans les prisons provinciales et territoriales Augmentation substantielle de la population carcérale dans les pénitenciers fédéraux Surpopulation carcérale et augmentation de la tension dans les établissements Conditions de détention inhumaines dans certains cas Programmes de construction massive de prisons
  • Explosion des dépenses en matière de justice et des services correctionnels tant provinciaux que fédéraux
  • Effritement, encore une fois, du pouvoir discrétionnaire de la magistrature dans l’établissement de sentences
  • Système de justice criminelle de plus en plus axé sur un seul facteur, le délit, sans tenir compte des autres facteurs telles les circonstances, la personne commettant le délit, la nature du délit, etc.Contribution à une crise budgétaire où les gouvernements risquent d’être confrontés à des décisions difficiles comme payer pour les prisons et couper dans certains services essentiels
  • Création de conditions encore plus difficiles de réinsertion sociale et de réhabilitation en éliminant la notion de « réhabilitation » ou « pardon » et en rendant encore plus inaccessible la mesure de suspension du casier judiciaire. Donc stigmatisation accrue sur le plan de l’emploi, du logement, des assurances, des occasions de voyage, etc.

Conclusion

Le Projet de loi omnibus C-10 en matière de justice criminelle est à la fois inutile et créateur d’injustices. Il vise directement les citoyens canadiens les plus vulnérables de notre société. Il en résultera le recours extrêmement coûteux à l’emprisonnement additionnel de milliers de jeunes, de personnes souffrant de maladies mentales et de personnes vivant dans la pauvreté (pour la plupart provenant des Premières nations) pendant de plus longues périodes de temps. Et pour répondre à quel besoin ?  Le taux de criminalité avec violence est en chute constante depuis plusieurs années. Selon Statistique Canada, il est à son plus bas niveau depuis 1973. La construction de plus de prisons et l’embauche massive d’agents correctionnels contribueront certainement à mener des milliers de jeunes gens à devenir des criminels endurcis en les mettant en contact avec le milieu carcéral, reconnu depuis longtemps comme étant une « école du crime » à bien des égards. Le projet de loi propose des mesures qui ne reposent pas sur des données probantes en matière de justice criminelle et de services correctionnels et qui se sont avérées inefficaces et très coûteuses dans plusieurs pays qui les ont adoptées, dont les États-Unis.

Pour toutes ces raisons, nous vous encourageons à vous joindre à nous pour exprimer notre opposition à l’adoption du projet de loi C-10 en envoyant des cartes postales à votre député, au premier ministre et aux ministres de la Justice et de la Sécurité publique.

Pour télécharger notre modèle de cartes postales, cliquez ici et imprimez-les recto-verso de chez vous ! Nous vous rappelons que tout envoi à un bureau de député à la Chambre des communes ne nécessite pas de timbre. 

Le 29 septembre 2011

Association des services de réhabilitation sociale du Québec (ASRSQ)

 

Many Canadians are extremely concerned about the potential costs of the proposed Omnibus crime bill.  As many in the United States are working to undo the fiscal and social devastation of so-called American style criminal and social justice approaches of longer sentences, the government plans to introduce new laws that will cost us tens of billions of dollars. 

The government’s Parliamentary Budget office projected the increase costs related to just one of bills would be more than five billion dollars – more than doubling current expenditures for the corrections system alone.  Furthermore, he revealed that the provinces and territories would have to contribute the largest proportion of the increase.

Most people in jail are considered non-violent, by police and correctional authorities.  In order to prevent more men, women, and especially children, from being marginalized, victimized, criminalized and imprisoned, Canadians are telling us and politicians that they would rather see their hard-earned tax dollars spent on public housing, child care, pensions, health care, mental health services, public education, victims and other social services.

Most of these services, as well as many policing and prison services are the responsibility of provincial and territorial governments.  As such, we do not believe the federal government should be permitted to enact their proposed Omnibus Bill until the  provinces, territories and the federal government:

1) have a clear understanding of the price tag attached to each proposed legislative or policy reform that is disclosed to the public; and

2) can assure Parliament that the expected increase in costs can be accommodated without exceeding 100% capacity of the correctional facilities and without increasing our current deficit.

 The Canadian Association of Elizabeth Fry Societies (CAEFS) and the John Howard Society of Canada (JHSC) will be present and provide additional comments at a press conference in the Charles Lynch Room, Centre Block, at 10:30am on Tuesday, September 20, 2011.

Contact:

Canadian Association of Elizabeth Fry Societies

Kim Pate – 613-298-2422

John Howard Society of Canada

Catherine Latimer – 613-384-6272

In collaboration with the Remue-ménage Editions, the Société Elizabeth Fry du Québec is publishing the book La Justice pénale et les femmes (Criminal Justice and Women). This written work is available in French only.

The book is available in libraries and can be purchased online by clicking here.

Who are these women? How are they treated by the justice system? Why are the most vulnerable ones the most often criminalized? How does this minority of the criminalized population defend its needs, so different from the ones of the male majority?

The Canadian Association of Elizabeth Fry Societies (CAEFS) has been forced to take the government to court in order to obtain the files that Ashley Smith asked them to access on her behalf.  Ashley died at the Grand Valley Institution, a federal penitentiary for women, on October 19, 2007.

“Although the Privacy Commissioner has ruled that CAEFS was legally entitled to Ashley’s files, the Correctional Service of Canada persists in its refusal to provide these records to us,” reported Kim Pate, Executive Director of the Canadian Association of Elizabeth Fry Societies.   “We have been requesting this material for two years, since well before Ashley’s tragic death.  We owe it to Ashley’s memory, and to the women still facing the sort of treatment to which she was subjected, to pursue this matter,” continued Pate.

“The Privacy Commissioner should not be leaving this struggle to us alone,” added Lucie Joncas, the President of the Association.  “The Privacy Commissioner of Canada has determined that the Privacy Act gives us the legal right to obtain these records, even though Ashley is no longer alive.   We are dismayed by the decision of the Privacy Commissioner to refuse to pursue this any further.  The Privacy Commissioner has a policy which states that they will take to court organizations that refuse to implement her recommendations.  We have pursued every avenue available to us.  A small, voluntary organization like ours, with two salaried positions and limited fiscal resources, should not be forced to ensure that the Government fulfills its legal obligations.  CAEFS requested that Commissioner’s office assist us in this case, but they have refused to do so.  We have no choice but to try to rectify this travesty ourselves,” stated Ms Joncas.

“We are extremely disappointed with respect to the denial of access to information Ashley Smith wanted us to have on her behalf.  We were frustrated by the denial of the Correctional Service of Canada, but we are equally disappointed by the Privacy Commissioner’s unwillingness to pursue the legitimate privacy rights of individuals – particularly since the Privacy Commissioner has appeared before Parliament and indicated that the enforcement mechanisms under the Privacy Act are inadequate.  This is one important matter where there happens to be an enforcement mechanism and she could have used her vast resources in an attempt to solidify the privacy rights of all Canadians.  What good is asking for better enforcement  mechanisms if the Commissioner is not willing to use the existing ones?” concluded Ms  Pate.

Contact:

Canadian Association of Elizabeth Fry Societies (CAEFS) is a federation of member societies who work with and on behalf of marginalized, victimized, criminalized, and imprisoned women and girls.

Lucie Joncas, President or Kim Pate, Executive Director – 613-298-2422

The Canadian Association of Elizabeth Fry Societies (CAEFS) and the Native Women’s Association of Canada (NWAC) join the women in prison and other community based groups in calling on the Minister of Public Safety to reconsider the decision to remove tobacco from the federal prisons.

In addition to the reality that many prisoners “live” in the federal prisons for many years, approximately one third of the women are Aboriginal. The ban on tobacco will significantly infringe on their spiritual practices of smudging, as tobacco and any instruments used to light tobacco are now considered contraband in the federal prisons.  In addition to regulating spiritual practices via this ban, access to sacred ceremonies is being treated as though it is optional, like a privilege or a program, rather than a constitutional and human right.  Furthermore, the Correctional Service of Canada has taken the cynical and hypocritical move of allowing tobacco use by staff.

“Initially, we were all advised that the tobacco ban was being implemented for health reasons,” indicated Maître Lucie Joncas, President of the Canadian Association of Elizabeth Fry Societies. “As this matter has progressed, however, it is clear that what was originally raised as a health issue, has now become yet another tool in the arsenal of Correctional Services to withhold rights that prisoners should otherwise enjoy. The reality is not lost on any of us that the disproportionate impact of this ban will be experienced by Aboriginal women and men in prison. It appears to be yet another form of discriminatory treatment, one that the marginalized and the criminalized population knows all too well.”

“We recently became aware of the fact that the Correctional Service of Canada is planning to create smoking areas for staff, while simultaneously prohibiting all prisoners from accessing tobacco, except through extremely limited means and with the authority of an employee of the Correctional Service of Canada. If this sort of limitation on spiritual practices was imposed on any other group, the uproar would be deafening,” continued Beverley Jacobs, President of the Native Women’s Association of Canada.  “We are always concerned about anything that will compromise the health and safety of the women inside, but to allow staff to smoke outside and to not permit women the same access to smoking is one thing. To severely curtail their access to spiritual practices, such as smudging and other ceremonies where tobacco should be freely available to them, is to essentially promote the continuation of the cultural and spiritual genocide our people have experienced for far too long.”

Contact:

Beverley Jacobs, President, Native Women’s Association of Canada –  613-878-6922

Maître Lucie Joncas, President, Canadian Association of Elizabeth Fry Societies – 613-298-2422

The Canadian Association of Elizabeth Fry Societies (CAEFS) celebrates National Elizabeth Fry Week annually. Elizabeth Fry Societies across the country organize public events in their communities throughout the week

Our goal is to enhance public awareness and education regarding the circumstances of victimized and criminalized women involved in the criminal justice system.

We hope to gradually break down the negative stereotypes that exist about women who are imprisoned and institutionalized.

National Elizabeth Fry Week is always the week preceding Mother’s Day.  The majority of women who are criminalized and imprisoned are mothers. Most of them were the sole supporters of their families at the time they were incarcerated.

When mothers are sentenced to prison, their children are sentenced to separation. We try to draw attention to this reality by ending Elizabeth Fry Week on Mother’s Day each year.

By focusing on “Meeting Women’s Needs in the Community and Alternatives to   Institutionalization”, our 26 member societies encourage Canadians to examine some productive and responsible means of encouraging community responses to addressing criminal justice matters from coast to coast.

Our hope is that, particularly in this time of fiscal restraint, this sort of proactive focus will encourage the development of and support for community-based alternatives to costly incarceration.

CAEFS challenges Canadians to reach behind the walls and bring women into our communities, so that they may take responsibility and account for their actions in ways that make sense to them and to us.

L’Association canadienne des sociétés Elizabeth Fry (ACSEF) est une fédération de 26 organismes communautaires qui oeuvre auprès de femmes et de filles marginalisées, victimisées, criminalisées et incarcérées. « Nous sommes extrêmement préoccupées par les orientations du gouvernement, soi-disant axées sur l’ordre public et notamment par ses projets régressifs de réforme juridique et le risque d’interférence avec l’accessibilité à la libération conditionnelle… » a annoncé Me Lucie Joncas, présidente de l’Association canadienne des sociétés Elizabeth Fry.
Kim Pate, directrice générale de l’ACSEF, explique que l’organisation « travaille sans relâche à tenter d’endiguer la montée rapide du nombre de femmes incarcérées au pays ». Elle s’inquiète de la tendance des projets de réforme envisagés, une tendance aggravée par les politiques socioéconomiques et de santé actuelles, qui ne peuvent qu’augmenter le nombre de femmes incarcérées, notamment les femmes autochtones ou autrement victimes de discrimination raciale ainsi que celles qui éprouvent des problèmes de santé mentale. « Les prisons ne peuvent refuser d’admettre les personnes qui leur sont référées par les cours de justice.  Pourtant, celles-ci sont de plus en plus utilisées par des gens qui nécessitent des traitements, du soutien ou d’autres formes de services sociaux et de santé … » déplore Madame Pate.
« Le comité de haut niveau que ministre Day a un chargé de se pencher sur les activités correctionnelles au pays et d’y proposer encore des réformes… » précise la Dre Ailsa Watkinson, membre du comité exécutif de l’ACSEF. « Si ce comité recommande une réduction des options de libération sous surveillance et la construction de super-pénitenciers fédéraux, cela ne pourra qu’aggraver les choses, en plus de multiplier les coûts humains et fiscaux de l’appareil de justice pénale. L’incarcération coûte cher – beaucoup plus cher, en fait, que d’autres méthodes de prévention du crime. Maintenir quelqu’un derrière les barreaux au Canada coûte entre 50 000 $ et 250 000 $ par année, selon la nature de l’établissement et les besoins de chaque personne détenue, alors qu’en investissant seulement la moitié des sept milliards que coûte déjà l’incarcération dans les services sociaux : aide sociale, logement, santé, éducation et autres, les sommes ainsi récupérées serviraient l’ensemble de la population et non seulement les personnes incarcérées. »

Contactez:
Me Lucie Joncas, présidente;
Dre Ailsa M. Watkinson; ou
Kim Pate, directrice générale, au 613-298-2422

Le 17 octobre 2007 (Ottawa)

Réunie en assemblée générale annuelle, l’Association canadienne des sociétés Elizabeth Fry (ACSEF), s’est clairement engagée à contrer sans relâche la multiplication de peines minimum obligatoires, la réduction des condamnations avec sursis et toute éventuelle interférence avec les possibilités de mise en liberté sous condition. L’ACSEF est une fédération de 25 agences locales de services communautaires qui travaillent avec et au nom de femmes et de filles victimisées, criminalisées et incarcérées.

« Le gouvernement Harper refuse de reconnaître la foule de recherches internationales qui démentent toute efficacité à ce genre de réforme juridique. Les peines minimum obligatoires semblent séduisantes aux citoyens mal informés des complexités du monde criminel et aux politiciens qui souhaitent être perçus comme prêts à les protéger », déclare Madame Ailsa Watkinson, Ph.D., présidente de l’Association canadienne des sociétés Elizabeth Fry. « Le Canada compte déjà environ 45 peines minimum obligatoires; un plus grand nombre de ces peines fera que les personnes piégées dans le système carcéral risqueront d’y rester beaucoup plus longtemps. » 

« La plupart des gens comprennent qu’un plus grand nombre de peines minimum obligatoires et la réduction des peines conditionnelles, parfois appelées assignations à résidence, entraîneront une hausse sensible du coût de l’appareil de justice pénale. L’emprisonnement est dispendieux – beaucoup plus coûteux, en fait, que bien d’autres moyens de prévention du crime. Il en coûte entre 50 000 $ à 250 000 $ par année pour incarcérer quelqu’un au Canada, selon la nature de l’établissement et les besoins de cette personne. Si seulement la moitié des sept milliards de dollars qui servent présentement à emprisonner les gens étaient investis dans l’aide sociale, le logement, la santé, l’éducation et d’autres services communautaires de base, ces ressources bénéficieraient à des collectivités entières, et pas seulement aux personnes criminalisées », ajoute Madame Gillian Balfour, Ph.D., membre du Comité d’action sociale de l’ACSEF.

« En nous basant sur l’expérience américaine, il y a toutes raisons de croire que l’imposition de peines additionnelles obligatoires liées aux armes à feu aura au Canada les mêmes conséquences, soit accroître l’injustice dans l’application de la loi, susciter des condamnations injustifiées et dévaster la communauté afro-canadienne par l’incarcération disproportionnée de jeunes hommes. Les peines minimum obligatoires et la réduction des occasions de mises en liberté sous condition auront vraisemblablement pour effet d’exacerber la sur-incarcération des Autochtones, et particulièrement des femmes autochtones », déclare Kim Pate, directrice générale de l’ACSEF. « Le Comité des droits de l’homme des Nations Unies s’est déjà dit gravement préoccupé du traitement par le Canada des femmes incarcérées. Ces mesures ne feront qu’empirer la situation pour les femmes avec qui travaillent nos membres. »

Contacts :
Ailsa Watkinson, Ph.D., présidente
Gillian Balfour, Ph.D.,
ou Kim Pate, directrice générale au 613-298-2422

Le 29 mai 2006 (Ottawa)

Le 28 juin 2005 (Montréal)

Qu’est-ce que la Société Elizabeth Fry du Québec ?

Créée en 1977, la Société Elizabeth Fry du Québec vient en aide aux femmes qui, un jour, doivent faire face à la justice pénale et qui sont déterminées à s’en sortir. Son objectif est de favoriser la réinsertion sociale de ces femmes. La Société intervient à divers moments du processus judiciaire : en cour, en milieu carcéral ou en maison de transition, la Société offre à ces femmes de multiples services d’aide.
Organisme à but non lucratif, la Société est dirigée par un conseil d’administration composé de neuf membres bénévoles bénéficiant d’expériences professionnelles variées.

Quels sont ces services ?
La Société Elizabeth Fry du Québec administre une maison de transition pour femmes, la Maison Thérèse-Casgrain. Par ailleurs, elle a mis sur pied un programme de counselling pour les femmes aux prises avec des problèmes de vol à l’étalage, un service de conseils juridiques, des programmes en prison : préparation à la sortie, atelier de sensibilisation au problème de toxicomanie, gestion de la colère et temps d’arrêt ainsi que des programmes d’encadrement des bénévoles en prison et en communauté. Elle agit aussi comme agence de surveillance communautaire. De plus, elle publie deux fois l’an le bulletin Femmes et Justice.
La Société Elizabeth Fry du Québec et Karla Homolka
Tel qu’indiqué dans son communiqué diffusé le 2 juin 2005, la Société Elizabeth Fry du Québec a offert ses services sur une base volontaire à Madame Homolka. Vu la forte médiatisation de cette cause, elle ne peut lui offrir l’hébergement dans sa maison de transition, mais lui offrira des services autrement pour l’aider. Toutes les ex-détenues qui sont motivées à entreprendre une réinsertion sociale positive ont droit aux services de la Société, et ce, en toute confidentialité.
La Société Elizabeth Fry du Québec n’a pas commenté le recours du ministère public à la clause 810.2 du Code criminel et l’imposition de conditions en vue de sa libération et ne fera aucun commentaire à cet effet. La Société respecte le processus judiciaire.

Qu’est-ce que la Maison Thérèse-Casgrain ?
La Maison Thérèse-Casgrain, est une maison de transition pour femmes, qui fête cette année ses 25 ans d’existence. Installée dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce, elle dessert la région montréalaise ainsi que l’ensemble du territoire sud-ouest de la province. Elle est financée en grande partie par le Service correctionnel du Canada et les Services correctionnels du Québec sur la base d’un « per diem » alloué pour les résidantes.
La Maison Thérèse-Casgrain peut accueillir jusqu’à 30 femmes pour des séjours d’une durée qui varie de quelques semaines à quelques années et offre un programme de cohabitation mère-enfant pour celles qui y sont admissibles.

Les résidantes sont référées par la Maison Tanguay, le pénitencier fédéral de Joliette et par les cours de justice. La majorité d’entre elles, soit 85 %, proviennent du milieu carcéral dans le cadre d’un programme d’absence temporaire ou de libération conditionnelle.

La Maison Thérèse-Casgrain a pour objectifs :
•    de favoriser la réinsertion sociale de la contrevenante;
•    de responsabiliser la contrevenante face à son comportement;
•    d’être une solution de rechange à l’incarcération;
•    de prévenir la récidive;
•    de favoriser chez la contrevenante des attitudes et des habiletés qui lui permettront de développer son potentiel.

Quels sont les services offerts ?

La Maison offre aux résidantes un encadrement continu grâce à une équipe de conseillères professionnelles présentes 24 heures par jour, sept jours par semaine.
Ces conseillères, des criminologues, des travailleuses sociales et des psychologues, offrent aux résidantes un suivi général de type psychosocial de même que des suivis individualisés qui tiennent compte des problèmes spécifiques de chacune : toxicomanie, violence conjugale ou familiale, relations interpersonnelles, santé, etc. Elles interviennent également sur le plan délictuel afin de prévenir la récidive et d’éviter un retour dans le système judiciaire.
À la Maison Thérèse-Casgrain, l’aide aux femmes s’étend à la recherche d’emploi, la formation professionnelle, le retour aux études et la recherche d’un logement.

Quelques chiffres :
•    depuis son ouverture, la Maison Thérèse-Casgrain a accueilli plus de 1 000 femmes;
•    60 % des résidantes proviennent de la Maison Tanguay; les autres proviennent du pénitencier de Joliette et des cours de justice;
•    près de 70 % des femmes finissent avec succès le programme;
•    75 % des femmes issues de ce groupe évitent la rechute une fois la libération conditionnelle obtenue;
•    40 % des échecs sont liés au problème de la toxicomanie.

Qui sont ces femmes ?
•    Elles sont pour la plupart issues de milieux défavorisés;
•    plus de la moitié d’entre elles ont des problèmes de polytoxicomanie;
•    près de 90 % des femmes ont déjà été victimes de violence sexuelle ou physique : viol, inceste, mauvais traitements dans l’enfance ou violence conjugale;
•    63 % des femmes ont moins de 30 ans; 55 % de ces femmes sont des mères; de ce groupe, 65 % sont des mères monoparentales;
•    sous-scolarisées, elles n’ont généralement pas terminé leur secondaire III et n’ont aucune formation professionnelle.

Le réseau des Sociétés Elizabeth Fry
Il y a 25 Sociétés Elizabeth Fry au Canada. La plus ancienne a été fondée à Vancouver il y a plus de 50 ans. Il n’y a qu’une seule Société Elizabeth Fry au Québec. On en retrouve par ailleurs 10 en Ontario, cinq dans les provinces Maritimes, quatre dans les provinces de l’Ouest et cinq en Colombie-Britannique.

Qui était Elizabeth Fry ?
Elizabeth Fry est née en Angleterre en 1780 dans une famille Quaker riche et influente. Fidèle à la tradition Quaker, elle consacrait beaucoup de son temps aux pauvres et aux malades. En 1813, lors d’une visite à la prison des femmes de Newgate, elle constate que ces femmes, très démunies, avaient un urgent besoin de conseils et de soutien. La jeune bénévole fonda alors une école à leur intention et leur offrit du travail afin qu’elles disposent d’un peu d’argent au moment de leur libération.

Source :

Ruth Gagnon, Directrice générale,

Société Elizabeth Fry du Québec (514) 489-2116

 

Le 3 juin 2005 (Montréal)

La Société Elizabeth Fry du Québec, qui dirige la maison de transition Thérèse-Casgrain à Notre-Dame-de-Grâce, tient à confirmer qu’elle n’hébergera pas Karla Homolka lorsque celle-ci sera libérée à la fin de sa sentence au début du mois de juillet 2005.

En dépit des nombreuses déclarations à cet effet, il n’a jamais été question que Madame Homolka s’installe à la Maison Thérèse-Casgrain ou dans le quartier de Notre-Dame-de-Grâce, a indiqué aujourd’hui la directrice générale de la Société Elizabeth Fry du Québec, Ruth Gagnon.

« La Société Elizabeth Fry, dont la mission est d’aider et d’appuyer les femmes criminalisées et incarcérées, offre ses services à Madame Homolka sur une base volontaire. Dans le contexte actuel, et vu la très forte attention des médias, l’hébergement à la maison de transition à Notre-Dame-de-Grâce ne serait pas le meilleur moyen de l’aider. »

« Nous cherchons à offrir à nos clientes les meilleurs moyens pour réaliser leur réinsertion sociale avec succès. Nous offrirons nos services à Madame Homolka mais autrement. Toutes les ex-détenues qui sont motivées à entreprendre une réinsertion sociale positive ont droit à nos services en toute confidentialité. »

« Nous suivons avec intérêt les procédures judiciaires qui se déroulent devant le tribunal à Joliette. Quelle que soit la décision, nous la respecterons. Afin de nous permettre de nous consacrer à notre travail auprès des femmes, la Société Elizabeth Fry du Québec n’effectuera aucune déclaration à cet effet. »

« Enfin, il faut noter que Madame Homolka est représentée devant les tribunaux par une avocate en pratique privée. Ses services n’ont pas été retenus et ne seront pas défrayés par la Société Elizabeth Fry. »

Administrée par la Société Elizabeth Fry du Québec, la Maison Thérèse-Casgrain offre l’hébergement aux femmes criminalisées pour des séjours pouvant varier de quelques semaines à plusieurs années. Elle peut accueillir plus de 25 femmes à la fois et offre aussi un programme de cohabitation mère-enfant pour celles qui y sont admissibles. Les employés et les bénévoles de l’établissement offrent toute une série de mesures et de programmes visant à aider les femmes à effectuer leur réinsertion sociale, dont de l’aide en vue d’obtenir la formation professionnelle, pour trouver un emploi ou retourner aux études.

Source :

Ruth Gagnon Société Elizabeth Fry du Québec (514) 489-2116